forough-salami-vice-presidente-du-conseil-regional-chargee 2348099 358x405Le Télégramme, le 3 mai.Les images des villages Népalais ravagés par le séisme ont remplacé celles des barques surchargées des migrants tentant de traverser la Méditerranée. Un drame chasse toujours l'autre et la compassion succède à l'émotion.A chaque fois, et à bon escient, l'intervention internationale s'organise pour espérer répondre à l'urgence. Mais une fois que les caméras éteintes, c'est sur la coopération durable que bâtissent inlassablement les collectivités et les associations que peuvent compter les victimes de tous les pays. En Bretagne, plus de 1.000 associations oeuvrent au quotidien contre les pauvretés qui défigurent notre planète, cherchent perpétuellement à comprendre les causes de ces inégalités pour agir efficacement. Ce sont ainsi des milliers de Bretons qui multiplient les initiatives en s'inscrivant dans une perspective de développement durable. Sans compter les innombrables collectivités qui, convaincues que la pauvreté ne connaissant pas de frontières, la solidarité ne doit pas non plus en avoir, sont engagées depuis des décennies dans de multiples pays à l'image du conseil régional qui travaille au Burkina Faso, à Madagascar ou à Haïti. Ces bénévoles infatigables ne sont pas animés que par la générosité : ils cherchent surtout à inventer un nouveau modèle de développement équitable dans lequel l'échange est réciproque. Le soutien apporté à l'autre est inévitablement un facteur d'enrichissement humain dans un premier temps bien entendu, mais demain aussi sur le plan économique. En se battant, en innovant, en soulevant des montagnes, la coopération internationale contribue à changer le monde. Car derrière les projets soutenus, il y a des vies. Il y a des enfants privés d'avenir. Il y a des femmes privées de dignité. Des hommes qui sauront imaginer les meilleures réponses face à l'immensité des besoins. Nous sommes tous concernés. Et les Bretons y prennent une large et belle part.