forough-salami-vice-presidente-du-conseil-regional-chargee 2348099 358x405Le Télégramme, le 3 mai.Les images des villages Népalais ravagés par le séisme ont remplacé celles des barques surchargées des migrants tentant de traverser la Méditerranée. Un drame chasse toujours l'autre et la compassion succède à l'émotion.A chaque fois, et à bon escient, l'intervention internationale s'organise pour espérer répondre à l'urgence. Mais une fois que les caméras éteintes, c'est sur la coopération durable que bâtissent inlassablement les collectivités et les associations que peuvent compter les victimes de tous les pays. En Bretagne, plus de 1.000 associations oeuvrent au quotidien contre les pauvretés qui défigurent notre planète, cherchent perpétuellement à comprendre les causes de ces inégalités pour agir efficacement. Ce sont ainsi des milliers de Bretons qui multiplient les initiatives en s'inscrivant dans une perspective de développement durable. Sans compter les innombrables collectivités qui, convaincues que la pauvreté ne connaissant pas de frontières, la solidarité ne doit pas non plus en avoir, sont engagées depuis des décennies dans de multiples pays à l'image du conseil régional qui travaille au Burkina Faso, à Madagascar ou à Haïti. Ces bénévoles infatigables ne sont pas animés que par la générosité : ils cherchent surtout à inventer un nouveau modèle de développement équitable dans lequel l'échange est réciproque. Le soutien apporté à l'autre est inévitablement un facteur d'enrichissement humain dans un premier temps bien entendu, mais demain aussi sur le plan économique. En se battant, en innovant, en soulevant des montagnes, la coopération internationale contribue à changer le monde. Car derrière les projets soutenus, il y a des vies. Il y a des enfants privés d'avenir. Il y a des femmes privées de dignité. Des hommes qui sauront imaginer les meilleures réponses face à l'immensité des besoins. Nous sommes tous concernés. Et les Bretons y prennent une large et belle part.

Délibération relative aux régles de transparence imposées par la  Région Bretagne a ses fournisseurs votée en février 2011

La CASI, premier collectif régional d'associations en France, a vu le jour en 1992, en écho à la création de nouveaux territoires français, les Régions, disposant de la compétence internationale.

C'est dire la façon dont elle souhaitait travailler en étroite collaboration avec cette nouvelle instance!

De 1992 à 2004, l'exécutif régional, dont la tendance politique était de droite était très peu réceptive aux valeurs et idées de la CASI et seules les interventions en plénière du CESR  avait un impact.

En 2004, la majorité régionale est passée à gauche et un Vice Président aux Affaires européennes et internationales à été nommé, Monsieur Christian Guyonvar'ch.

La dynamique a changé du tout au tout: à l'opacité, aux fins de non recevoir et à l'autarcie des précédents interlocuteurs, se sont opposés militantisme, ouverture d'esprit, concertation, dialogue et transparence.

L'espace de concertation que la CASI appelait de ses voeux depuis des années fut créé sur l'initiative du conseil Régional de Bretagne: ABCIS et la CASI en en membre au titre des Associations de Solidarités internationales bretonnes.

 

Des coopérations ont par ailleurs pu être développées directement avec le Conseil Régional de Bretagne, la CASI s'efforçant de mobiliser les acteurs de son réseau les plus pertinents compte tenu du projet porté.

 

2009: BPAVA

 

En lien avec les Assises la CASI a porté en 2009 le programme BPAVA (Bretagne pour la Promotion des Agricultures Vivrières en Afrique de l'Ouest). L'objectif est de créer au niveau breton une dynamique de territoire entre la Bretagne et l'Afrique de l'Ouest en dégageant des pistes d'actions collectives pertinentes dans lesquelles les ASI, les collectivités, les entreprises, les établissements d'enseignements ... auraient l'envie et les compétences pour s' investir.

Les partenaires de ce projet sont le Conseil Régional, les 4 CG, Afrique Verte, ASF, IRAM, l'Université de Rennes 1, Agrocampus et Pékéa.

Pour mener à bien la mission, Sylvain Aubert, chargé de mission recruté à cet effet, lors d' une première étape en Bretagne à collecté des données sur les acteurs bretons impliqués en Afrique de l'Ouest dans des champs en lien avec l'agriculture (production, énergie, stockage, acheminement, conditionnement, financement, commercialisation, transformation, etc) toutes familles d'acteurs confondues (entreprises, structures d'enseignement, associations, collectivités...). L'idée est de faire un état des lieux des liens existant entre les deux territoires.

Lors de sa mission programmée de juin à septembre, ont été rencontrés les partenaires ouest africains des acteurs bretons, les représentations agricoles, les politiques, les institutionnels: l'idée était de prendre la mesure des attentes et des besoins mais aussi de clarifier les stratégies mises en place sur les différents niveaux territoriaux et d'identifier les points sur lesquels les acteurs bretons peuvent agir; pour faire remonter les contributions des ASI menant des projets en lien avec la souveraineté Alimentaire en Afrique de l'Ouest, la CASI a organisé le 25 avril 2009 une journée régionale à destination des ASI bretonnes œuvrant dans le champ agricole en Afrique de l'Ouest afin de faciliter le travail de Sylvain dans la collecte de données: Des initiatives individuelles, une dynamique collective . Abadas, Ingalan, Les Amis d'Azawagh ... ont ainsi pu contribuer à la réflexion

Un travail d'analyse  des données a ensuite permis de définir un certain nombre de pistes d'actions, préconisations présentées lors des Assises régionales des 23 et 24 octobre.

Une  rencontre du 26 octobre est venue clôturer la recherche-action menée par Sylvain Aubert sur la contribution de la Bretagne à la revalorisation des agricultures vivrières en Afrique de l’Ouest.

 

En 2011, suite à ce travail d'identification et de diagnostic, sur l'initiative du Conseil Régional de Bretagne et de la CASI, une dynamique autour de la filière lait a été initiée.

 

2010: élections régionales

 

En 2010, suite aux nouvelles élections régionales et à l'affectation des nouveaux mandats régionaux, la CASI eut la désagréable surprise de constater qu'aucun élu n'était en charge de la solidarité internationale. Suite à l'interpellation de Jean-Yves Le Drian  , il nous a assuré que la politique de la Région se poursuivra comme au cours du mandat précédent dans la limite du millième(1 millième du budget de la Région affecté à la solidarité international). Sur l'absence de vice présidence, il nous a été répondu que tous les vices présidents doivent prendre en compte l’international qui doit être une préoccupation transversale. Par ailleurs, une élue costarmoricaine, Hélène Coz doit prendre en charge le secteur de la solidarité internationale et Alain Yvergniaux nommé "conseiller spécial pour les questions internationales au Cabinet de Jean-Yves LE DRIAN"

 

 

2011: Mise en place d'une filière maraîchère bio à Ouagadougou, Burkina Faso

Dans ses actions, le Conseil Régional de Bretagne garde en tête l'objectif des Objectifs Millénaire pour le Développement même s'il est clair qu'ils ne seront pas atteints dans le délai initial.

Le développement d'un territoire passe par l'augmentation des revenus des habitants et donc par de l'emploi généré par des entreprises crées et donc par le soutien aux initiatives privées. C'est dans ce cadre de la Région Bretagne souhaite s'engager dans un projet de développement gagnant gagnant. On peut entraîner un grand nombre d'entreprises classiques dans le champ de l'éthique et de l'Économie Sociale et Solidaire car 90% des entreprises bretonnes sont des Pme et ne sont pas sur les mêmes valeurs que les entreprises du CAC 40.

 

Le Conseil Régional de Bretagne a des accords de coopération dans 5 pays: la Chine, la Saxe, la Pologne, le Royaume-Uni et Madagascar. Les nouvelles coopérations initiées par le CRB ne le sont pas dans le cadre d'accords de coopérations décentralisées; sont concernées par ces dernières modalités le Brésil, le Vietnam et l'Afrique de l'Ouest.

En Afrique de l'Ouest, le partenaire de la Région et l'UEMOA. Plusieurs axes stratégiques ont été développés:

  • Bretagne Internationale emmène chaque 20-25 entreprises bretonnes dans différents pays de l'UEMOA pour développer les relations commerciales et le business

  • la Région Bretagne a développé une filière de coton bio avec un financement pour moitié de la Région Bretagne et de l'AFD et pour moitié de l'UEMOA. Le projet rassemble 5000 cotonculteurs et a permis de développer des partenariats avec des entreprises bretonnes du textile (Armor Lux..)

  • L'ouverture à Dinard d'un centre de formation pour entrepreneurs africains. 25 stagiaires d'Afrique de l'Ouest sont formés pendant 12 semaines dont 6 semaines en immersion dans une PME bretonne.

  • Le développement d'un projet de filière maraîchage coopérative bio (sélection des semences, production, stockage, conditionnement, transformation, commercialisation). En Afrique de l'Ouest, 40% de la production alimentaire pourrit dans les champs. Le problème n'est pas un problème de production mais un problème d'infrastructures en aval de la production.

Le projet est piloté par le conseil Régional de Bretagne et le Conseil Régional du Centre du Burkina Faso. La CASI a été sollicitée pour être co-animateur de ce projet, membre du comité de pilotage et appui logistique car il y a dans son réseau une forte expérience dans le domaine du maraîchage bio et en tant que représentant des ASI bretonnes, elle peut valoriser cet engagement sur des questions économiques dans une otique sociale et solidaire.

 

Téléchargements

Le programme Karta dans les lycées bretons.doc

Un collectif breton, « Stop aux paradis fiscaux et judiciaires », constitué de neuf associations, dont Attac-Rennes et Attac-Pays de Saint-Malo Jersey, s'est créé il y a quelques mois et a porté à la connaissance du Conseil Régional de Bretagne les enjeux et conséquences de l'existence des paradis fiscaux. Les élu-e-s Europe Écologie et UDB ont soumis au débat de la session du Conseil régional de Bretagne des 21 et 22 octobre 2011 un vœu concernant la lutte contre les paradis fiscaux. Ce vœu vise à une meilleure transparence de la part des établissements bancaires et financiers travaillant avec la région Bretagne. Le voeu a été adopté à la session de février 2011 et le président du CRB s'est engagé à présenter cette délibération devant l’assemblée de l’Association des Régions de France (ARF).

Le voeu paradis fiscaux.pdf