pseauOrganisé par PSEAU, en présence de Serge TRAORE, Directeur général des Ressources en eau (Ministère de l'Eau et de l'Assainissement), Ghislain KABORE, Directeur Général (Agence de l'Eau du Nakanbé) et Hervé GILLIARD, Chef de projet Relations internationales / planification (Agence de l'Eau Loire Bretagne). 
La Bretagne est une des régions de France les plus dynamiques en matière de coopération décentralisée et non gouvernementale pour l’accès à l’eau et à l’assainissement dans les pays en développement : on compte plus d’une centaine d’acteurs bretons impliqués ces dix dernières années et entre 15 et 20 nouvelles opérations pour l’amélioration de l’accès à l’eau par an. Le pays qui concentre le plus d’interventions est le Burkina Faso.
C’est pourquoi le pS-Eau a souhaité organiser à un atelier d’échanges à Rennes sur la problématique des ressources en eau au Burkina Faso à l’occasion de la venue en France de partenaires burkinabè. Leurs témoignages permettront d’apporter un éclairage sur les enjeux et les orientations actuelles du pays autour de ces questions.
Mieux connaître les ressources en eau pour mener un projet d’accès à l’eau potable au Burkina Faso
Les acteurs impliqués dans les services d’eau potable et d’assainissement au Burkina Faso sont de plus en plus confrontés à des problématiques qui les obligent à s’interroger sur les ressources en eau :
- Difficile mobilisation des ressources en eau, baisse des niveau piézométrique, débit insuffisant, etc. qui impactent le bon fonctionnement des services d’eau potable ;
- L’accroissement des prélèvements et les risques de conflits d’usages autour des ressources en eau (entre les services d’eau potable, l’agriculture, l’artisanat et l’industrie) ;
- L’impact des rejets des eaux usées (domestiques, agricoles, artisanales et industrielles) sur les ressources en eau.
On le comprend à l’évocation de ces problèmes rencontrés sur le terrain, une bonne connaissance des ressources en eau est essentielle pour assurer le succès des projets d’adduction d’eau potable : il s’agit d’identifier les ressources disponibles qui pourront être captées, évaluer leur potabilité, etc. A plus long terme, ces données sur l’état des ressources et leurs évolutions dans un contexte changeant seront utiles pour prendre dès aujourd’hui les mesures de protection de ces ressources.