logo casi 3

Cette contribution a été envoyé par le Conseil Régional de Bretagne à Ségolène Royal et Laurent Fabius. L’approche du développement durable a intégré la nécessité de raisonner au niveau mondial dès l’émergence du concept en 1992 dans le rapport Bruntland présenté en amont de la conférence de la CNUCED à Rio. Le document précurseur faisait déjà à l’époque le lien entre les activités humaines et les dérèglements climatiques et appelait à davantage de solidarité intergénérationnelle et internationale. Force est de constater qu’aujourd’hui, la dimension internationale reste le parent pauvre du développement durable. 20 ans après le fameux « Penser global, agir local », l’approche globale a été délaissée au profit d’une réflexion ethno centrée et menée sur des micro territoires.

Les Associations de solidarité internationale de part leurs missions statutaires, leur parcours, leurs réflexions et les relations développées avec leurs partenaires internationaux, les acteurs de l’ESS et du développement durable ont quant à elles intégré ces critères dans leurs actions depuis de nombreuses années.

En effet très tôt sont apparus dans le milieu de la solidarité internationale les grands enjeux de la transition énergétique, les menaces pour les plus fragiles  mais aussi les opportunités à ouvrir pour le bien être de tous. Ces questionnements ont coloré les projets des ASI bretonnes dans leurs actions de sensibilisation ou de plaidoyer ou de lutte contre le changement climatique. Le réseau breton continue de porter l’idée qu’un « autre monde est possible », parce que d’autres initiatives ou paradigmes existent peu visibles mais réels à travers le monde comme autant de solutions possibles.

Les grands enjeux de la transition énergétique au prisme de la solidarité internationale

Aujourd’hui, le territoire d’analyse de l’activité humaine (et donc de ses impacts et conséquences notamment sur le changement climatique) ne peut occulter sa dimension internationale.

Intuitivement, il est aisé d’imaginer qu’on ne préserve pas une portion de ruisseau, une zone de mangrove, un bout d’océan comme si on nettoyait sa propre parcelle de jardin. L’eau est un flux, en mouvement constant. Une goutte d’eau met 500 ans à faire le tour de la planète. Sans une approche holistique sur les deux hémisphères la préservation de la ressource en eau est une gageure. Il en est de même pour la préservation de la qualité de l’air, et dans tous les domaines dont celui des activités humaines.

En effet, du café ou thé du matin, de la consommation de produits manufacturés, textiles du plus petit au plus volumineux, jusqu’au carburant, la mondialisation est à l’œuvre pour chacun d’entre nous. Importation de matières premières produites au Sud mais consommées au Nord, fabrication des produits dans les ateliers du monde (Chine, Indonésie et plus récemment Vietnam), exploitation au Sud des ressources minières essentielles pour les avancées technologiques au bénéfice du Nord (coltan du Congo, manganèse du Mexique, uranium du Niger), exportation « en grumes » vers le Nord des bois des forêts primaires d’Amazonie, du Bassin du Congo et d’Indonésie font aujourd’hui l’interdépendance économique, sociale et environnementale des hémisphères.

Dans une approche de changement climatique en lien avec les activités humaines il est donc nécessaire d’élargir son territoire d’analyse à l’ensemble de la planète.

L’exercice s’impose d’autant plus que les forêts tropicales jouent un rôle primordial dans la régulation du climat mondial ; Les forêts d’Amazonie, d’Indonésie et du Congo, poumons de la planète, réserves de CO2 sont à préserver pour limiter le dérèglement climatique - notamment des prélèvements ravageurs de nos multinationales.

La solidarité internationale s’attache à prendre en compte la préservation des forêts mais aussi les peuples qui y vivent et qui disparaissent avec elles.

Elle met en effet l’Homme au cœur de son projet.

Les activités polluantes humaines se délocalisent au Sud en même temps que, au Nord, les normes se complexifient, les sociétés se tertialisent et délocalisent leurs externalités négatives au Sud. Les pollutions sont au Sud mais les pollueurs sont bien les entreprises du Nord.

20% de la population mondiale consomme 80% des ressources naturelles et des richesses et émettent les 4/5 des GES ; cause du dérèglement climatique qui touche particulièrement les pays vulnérables.

Intégrer la dimension internationale dans l’approche des enjeux liés à la COP 21 évite de réduire les solutions à des normes techniques ou des seuils à ne pas dépasser : elle permet d’intégrer la dimension humaine du développement et impose de faire preuve de solidarité intergénérationnelle ou géographique.

Dans son rapport du 19 juin 2013, la Banque Mondiale réaffirme que « 

Les communautés pauvres des villes du littoral et des îles de faible altitude sont parmi les plus vulnérables du monde face au changement climatique. Et que ce sont aussi les moins à même de mobiliser des moyens pour s’adapter. Elles vivent dans un environnement où, d’ici 30 ans, le dérèglement climatique exercera une menace croissante sur la production vivrière en Afrique subsaharienne et sur les terres agricoles et les ressources hydriques des pays d’Asie du Sud et du Sud-Est. Sans oublier les phénomènes météorologiques extrêmes qui mettent leurs vies et leurs habitations en danger ».

L’inégale répartition des richesses sur Terre est donc inversement proportionnelle à l’inégalité face aux risques de catastrophes climatiques. Les migrations économiques sont aujourd’hui un sujet politique majeur. Le flux ne s’arrêtera pas ; il se gonflera de la masse de réfugiés climatiques. Le changement climatique est déjà la cause de déplacements de populations qui sont à la source de tensions et de conflits partout dans le monde.

Le cinquième rapport du GIEC expliquait ainsi, dans son second volet, que « le changement climatique va accroître indirectement les risques de conflit violent de type guerre civile, violence interethnique et violentes manifestations ». Maplecroft, une société d’analyse des risques mondiaux, écrivait en décembre, à l’occasion de la sortie de son Atlas 2015 consacré au changement climatique, que « le commerce mondial et l’armée considèrent maintenant le changement climatique comme un impératif crucial dans la gestion des risques ». Une prise de conscience qu’avait amorcé le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki Moon, en 2007, quand il avait présenté la crise du Darfour comme une conséquence du réchauffement climatique (source : Reporterre).

Les populations les plus pauvres au monde vivant dans des pays potentiellement riches sont les plus vulnérables face aux effets du changement climatique, alors qu'ils en sont les moins responsables.

Les menaces

La théorie de Shumpeter , base du développement de nos sociétés pose que les « pays en développement » suivent la trajectoire des pays « développés » et que l’écart entre les deux types de sociétés, le « sous-développement », ne s’explique que par un retard qui se rattrape.

Cette théorie et celle des avantages absolus d’Adam Smith ont tracé la voie présentée comme sans alternative aux pays moins avancés dans l’ornière de l’empreinte laissée par les pays industrialisés, Europe et Etats-Unis. Les limites du modèle sont aujourd’hui atteintes et d'autres explications et d'autres perspectives de développement doivent être proposées .

« Pour que le taux d’utilisation d’énergie des pays en développement puisse être amené en l’année 2025 au niveau des taux qui prévalent aujourd’hui dans les pays industrialisés, il faudrait multiplier par cinq la quantité d’énergie utilisée actuellement dans le monde. Or, c’est là une situation que l’écosystème de la planète ne serait pas en mesure de supporter, surtout si l’augmentation devait se baser sur l’emploi de combustibles fossiles non renouvelables. Les menaces de réchauffement du climat mondial et d’acidification de l’environnement excluent très probablement même la possibilité de doubler la quantité d’énergie consommable si celle-ci doit être tirée du même ensemble de sources primaires qu’à l’heure actuelle » (1992, Rapport Bruntland).  

Le modèle de développement inspiré du Nord a montré ses limites ; les solutions préconisées aussi. Les éco-gestes sur la base desquels de nombreuses bonnes pratiques ont été érigées en solutions universelles n’ont qu’un sens très limité et sur un territoire très réduit. Dans la lutte contre les Gaz à effets de serre émanant de gaz d’échappement, favoriser le covoiturage n’est possible que pour ceux qui disposent d’un véhicule ; quand à la promotion des modes doux de déplacement (à pieds, à vélo ou en transport collectif), ils pourraient tout autant prêter à rire dans la brousse africaine où ce mode de déplacement est le seul possible.

On voit bien là que les enjeux de la transition sont à la taille du territoire que l’on peut embrasser du regard et que les solutions proposées jusque là, éco-gestes, droits à polluer, REDD + , compensation carbone n’ont été que des mesures permettant au système de perdurer mais sans le rendre supportable par tous. En Ouganda, autour du Mount Elgon, un groupement d’entreprises énergétiques des Pays-Bas a expulsé des paysans pour planter des arbres à croissance rapide capable de stocker du carbone. Les Amis de la terre a recensé de nombreux exemples d’expulsions liés à ce nouveau business du carbone dans son rapport « REDD : les réalités noir sur blanc ».

Ces questions soulèvent aussi celle de la gouvernance mondiale : la suprématie du Nord sur celle du Sud en matière de gouvernance mondiale ne doit pas avoir pour conséquence une définition ethno centrée du concept de développement durable ni le fait d’imposer une vision et des normes venus du Nord puisqu’en l’occurrence l’inversion du flux pourrait être source de nombreuses nouvelles perspectives.

Les opportunités

Les acteurs de solidarité internationale offrent en effet de sortir d’une vision ethno centrée et simplement quantitative du développement durable ; elles proposent de chercher à comprendre, de prévenir et de guérir quand c’est encore possible, de s’attaquer aux causes plutôt qu’aux conséquences et d’ouvrir son regard à d’autres initiatives, visions et compréhensions du monde.

Ils se donnent par exemple pour mission de valoriser les pratiques et culture des sociétés plus durables pour lesquelles le concept de développement, s’il existe, place la Terre Mère et le respect de la vie en son cœur.

‟Lors de la Conférence de Rio de 1992 sur l’environnement et le développement, alors que les modèles de ‟développement dominants étaient largement remis en cause du fait leurs graves incidences sur l’environnement et de leur caractère non soutenable, le rôle des populations autochtones en matière de développement durable allait être largement affirmé. Aujourd'hui lorsque l'on parle de développement durable, de droit des générations futures, de patrimoine de l'humanité on est sur une approche de relation à la terre et cela peut être intéressant de revenir à une meilleure connaissance des peuples autochtones qui sont tout à fait dans ces dynamiques ». (Jérôme Bouquet Elkaïm, avocat rennais en droit de l’environnement).

Les expériences de l’agriculture au Nord, que notre actualité met en évidence, montre que nous aurions tout à gagner à renouer avec nos propres traditions et que nous sommes bien mal fondés à nous présenter en modèle. A défaut, les traditions étant pour certaines perdues, nous pourrions nous pencher sur celles des peuples qui les ont préservées. Sans se l’avouer on le pratique déjà en modernisant les concepts et en s’appropriant leur origine.

Concertation et démocratie participative d’aujourd’hui ne sont que Palabres africaines. Micro-crédit et financement participatif ne sont que Tontines. Théâtre forum et autre techniques d’animation coopérative très en vogue aujourd’hui ne sont que des émanations de techniques de théâtre, mise au point dans les années 1960 par l'homme de théâtre brésilien Augusto Boal, dans les favelas de São Paulo.

L’opportunité majeure de la transition est de permettre aux acteurs du « Sud » d’être davantage visibles et audibles dans les négociations internationales comme dans les actions locale. Cela nous éviterait de tâtonner et de réinventer ce qui existe déjà.

Dans les domaines technologiques également il est illusoire de croire que l’Europe est en avance. Confronté au problème d’alimentation énergétique, les innovations technologiques au sud allient déjà performance et gestion rationnelle des ressources.

La mobilisation des ASI bretonnes

Le train de la transition est en marche. Le changement climatique est déjà à nos portes. Pour tenter d’en limiter les effets, deux actions sont possibles : agir sur les causes, limiter les conséquences. Les ASI bretonnes se mobilisent sur les deux fronts sensibilisant les publics, interpellant les décideurs, créant des alliances au niveau international et accompagnant des projets opérationnels au Sud.

Ainsi les unités de recherche africaines, les Centres Ecologiques Albert Schweitzer développent en partenariat avec des associations des techniques et pratiques de tous ordre favorisant la transition. L’énergie solaire étant un réel atout, fours, réfrigérateur, couveuses, téléphones et plus généralement outils numériques solaires se développent largement. Les fours solaires notamment (association Bolivia Inti) remplacent l’utilisation traditionnelle du bois pour la cuisine et a ce double impact positif de limiter la pression sur les forêts et de réduire l’émission de carbone.

Dans le même ordre d’idée les ASI qui portent des thèmes d’actions plus agricoles ont contribué à la disparition progressive des techniques de brûlage des sols accusées de détruire les forêts, d’acidifier les sols et de contribuer à l’effet de serre. Une alternative très fortement désormais promue par ces acteurs, comme Ingalan est l’agroforesterie dont la pratique est d’intégrer les arbres dans les systèmes de productions agricoles avec des effets impactant sur l’eau (préservation des nappes), le sol, le climat (stockage de carbone) et la bio diversité. Les ASI défendent cette agriculture familiale et paysanne plus respectueuse de l’environnement et des êtres humains que l’agrobusiness.

Autre type d’initiative en lien direct avec la préservation de la biodiversité et la lutte contre le changement climatique : La Voûte Nubienne et son architecture vernaculaire qui contribue à l’urbanisation des territoires ruraux en édifiant des habitations en terre ne nécessitant peu d'usage de bois et de ciment et avec des propriétés bioclimatiques qui permettent de maintenir les intérieurs frais.

Au-delà de l’action opérationnelle, on l’a vu, la transition passera également par un changement de vision, volontaire ou imposé, des réalités du monde et des relations entre l’homme et l’homme et entre l’homme, la faune et la flore.

Pour contribuer à ces changements plus sociétaux, nombreux sont les ASI qui aujourd’hui mènent des actions de sensibilisation et de plaidoyer. Au niveau régional, dès 2011 la CASI a invité Jérôme Bouquet Elkaïm pour contribuer à la prise de conscience généralisée de l’intérêt de s’ouvrir au monde dans une approche de développement durable et de lutte contre le changement climatique. Olivier Ragueneau, chercheur breton et spécialiste du climat et des questions internationales repose les questions de la dette dans ce cadre « Dette climatique nord/sud : qui doit à qui ? ». il est invité par le CCFD-Terre Solidaire en janvier 2016 pour y répondre.

Le Festival Pêcheurs du Monde a intégré dans sa programmation 2015 le film « Thulé, Tuvalu », spécifiquement dédié aux problématiques de Thulé au Groenland, confronté à la fonte des glaces et Tuvalu, île du Pacifique menacée de disparition suite à l’élévation du niveau de la mer.

La force de la Bretagne est aussi cette des réseaux, et sur cette question comme de nombreuses autres elle s’associera à des initiatives en partenariat avec des réseaux locaux (de nombreuses ASI bretonnes sont impliquées depuis juin dans l’accueil d’étape et l’organisation de villages des alternatives dans le cadre du parcours Alternatiba), nationaux (CRID) ou internationaux (SPI Indonésie).

Pour conclure, aujourd’hui, toutes les Associations de Solidarité internationale bretonnes ont intégré peu ou prou dans leur projet « les critères du développement durable appliqués aux actions de coopération et de solidarité internationale », publication éditée dés 2005 par le Haut Conseil de la Coopération Internationale composé de membres de la société civile et dont l’objectif était de favoriser une concertation régulière entre les différents acteurs de la solidarité et de la coopération internationale ainsi que de sensibiliser les populations aux enjeux de la coopération. Le HCCI a disparu mais l'articulation entre développement durable, changement climatique, transition et solidarité internationale doit se poursuivre.

Attentes rêves et alertes

Le monde de la solidarité internationale est celui de tous les possibles. Bien qu’incontournable dans la réflexion sur un « Avenir commun à tous », il est parallèlement le parent pauvre des budgets des collectivités, des investissements des entreprises, des luttes de pouvoirs. Le phénomène s'accélère : les aides au développement en direction du Sud ont singulièrement diminué ces dernières années.

Ces circonstances limitent singulièrement les capacités à agir des acteurs et paradoxalement les obligent à tester, expérimenter, bref à avancer quand même. Mais ne serait-il pas préférable que soient donnés aux Associations de solidarité internationale les moyens d’atteindre leurs objectifs sur le terrain s’il s’agit vraiment de la priorité aux transitions énergétiques, économiques, sociales et politiques.

Aujourd'hui l'expertise dans les domaines des pratiques favorables au climat n'est plus un acquis exclusivement du Nord. Dans les années 90, le climat était considéré comme un simple problème technico scientifique. A l'époque, seul l'Occident avec son bagage technique pouvait apporter une contribution significative. Aujourd’hui, le climat relève incontestablement d'une question de développement et les réflexions doivent intégrer les expertises du Sud.

Les ASI, parce qu'elles ont des contacts personnels avec leurs partenaires du sud, sont particulièrement sensibilisées sur les impacts des changements climatiques ; elles se font le relais de leurs homologues ou les invitent en Bretagne pour leur offrir un espace d'expression.

ASI et ONG sont facteurs de lien à l'échelle de la planète, c'est à dire l'échelle à laquelle se pose le problème de la justice climatique. A l'écoute des populations du Sud et impliquées dans des réseaux elles trouvent des convergences sud-nord là où les gouvernements échouent.

A l’heure où le développement est encore définit dans nos sociétés comme accumulation de richesses et est calculé sur la base du PIB qui, comme le rappelle Patrick Viveret grossit quant explosent conflits sociaux, marées noires et autres catastrophes naturelles, le PNUD, lui, mesure depuis 1997 l'indice de développement humain (IDH) dont les indicateurs sont une vie longue et saine, l'acquisition de connaissances et un niveau de vie décent.

En avril 2012, à l’initiative du Gouvernement du Bhoutan, plus de 500 hauts fonctionnaires et représentants d’organisations religieuses, d’universités et de la société civile se sont réunis au siège des Nations Unies, pour discuter de nouveaux moyens de mesurer le bien-être et le bonheur en allant au-delà d’un paradigme purement économique. En effet, le Bhoutan a adopté en 1972 l’Indice du Bonheur National Brut lequel repose sur 4 piliers : la croissance et le développement économique, la conservation et la promotion de la culture, la sauvegarde de l’environnement et l’utilisation durable des ressources et la bonne gouvernance responsable. Cette année là, le secrétaire général Ban Ki-moon a souligné le fait que le développement durable est inextricablement lié au bonheur et au bien-être, et que cela devrait être pris en compte lors de la Conférence des Nations Unies Rio+20.

Cela n’a pas été le cas. Après Rio en 92 , Copenhague en 2009, Cancun en 2010, Doha en 2012, Lima en 2014 et les 17 autres conférences sur le climat, les espoirs d’une gouvernance mondiale sur le climat sont désormais tournés vers Paris.