voiles sans frontieresVoiles Sans Frontières agit dans le delta du SINE SALOUM depuis 18 ans. La population de cette région a le niveau de vie le plus bas du Sénégal.
Les hommes pratiquent la pêche en pirogue et s'absentent 5 jours, voire des mois lorsqu'ils sont embarqués sur des chalutiers. Les femmes, quand elles n'ont pas en charge leurs petits, pratiquent la pêche halieutique qui génère des revenus essentiels et assurent les dépenses quotidiennes.
De fait, nous avons accepté de pallier au manque de maternelle en créant une case des tout-petits à DIOGANE. En effet, ce sont les villageois qui assument ce type de structures (local, équipement, recrutement et salaire des monitrices). Après avoir reçu l'accord de l'Inspection de l'Education et de la Formation (voir annexe) et suite à la réhabilitation de l'école primaire réalisée en 2014 (la case des tout-petits est sous la responsabilité du Primaire), VSF a soutenu cette action en partenariat avec le Maire de BASSOUL (voir annexe).
Le foyer des jeunes ayant été mis à disposition pour accueillir les enfants, la réhabilitation du local a été effectuée par les artisans locaux : maçons, électriciens, peintre... Pour protéger la cour des animaux divagants comme les zébus, un mur d'enceinte a été érigé. VSF a anticipé en financant la formation de la monitrice, Seynabou DIOUF, 24 ans, native du village, facteur de motivation, la zone n'attirant pas les agents d'Etat.
A la rentrée 2016, 39 enfants étaient inscrits. La monitrice a dû recruter une jeune fille, 21 ans, pour l'aider avec l'accord de l'association très active des parents d'élèves.
Les missions d'évaluation ont été assurées par les membres actifs et les navigateurs dont la famille ROUE, qui s'est occupée de l'étude de projet et du mur et JAROUSSE, qui a établi le bilan (décembre 2016) et apporté du mobilier. 3 jeunes navigateurs ont construit des jeux extérieurs.
Le bénéfice est multiple : pédagogique (éveil des enfants), travail plus serein des mamans et création d'emploi pérenne.

Quels sont les résultats obtenus ?

A la rentrée 2016, 39 enfants étaient inscrits. L'effectif a augmenté (50 enfants 5-6 ans) et la demande est forte. A terme, elle concernera 100/120 enfants environ. La monitrice a dû faire appel à une jeune fille du village (22 ans) pour l'aider. L'action étant récente, l'impact scolaire sera évaluable à la prochaine rentrée.
Moins de risques d'accidents.
Pour les mères, ce temps libéré leur permet de développer leurs activités génératrices de revenus en allant vendre leurs produits aux marchés.
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