xnationalesArte Actus et société . 87 mn. Une part croissante de l'aide publique au développement serait-elle détournée au profit de grandes multinationales du secteur agroalimentaire ? Une enquête stupéfiante menée dans trois pays africains. 

Lutter contre la malnutrition au Kenya en investissant des fonds publics pour l'aide au développement dans une société important à Nairobi des pizzas surgelées fabriquées en Allemagne ? Le projet peut paraître absurde, c'est pourtant l'un des nombreux exemples d'une dérive dans laquelle est impliquée aujourd'hui l'aide publique européenne au développement. Pour lutter contre l'insécurité alimentaire et la grande pauvreté, les pays donateurs misent sur les mécanismes du partenariat public-privé et, ce faisant, investissent une part croissante de leur aide au développement dans le soutien au secteur privé plutôt que dans les structures étatiques. C'est encore plus vrai depuis qu'en 2012 le G8 a lancé l'Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition, associant 230 entreprises privées et dix pays africains pour le développement de projets agroalimentaires d'envergure sur les territoires de ces derniers.

"Gagnant gagnant"

grainVotre pension n’est-elle pas en train de chasser des petits agriculteurs de leurs terres ?

Une nouvelle vidéo animée montre comment un fonds international d’acquisition de terres agricoles, géré par le géant financier américain TIAA-CREF, s’est servi d’une structure d’entreprise complexe pour contourner les restrictions de la législation brésilienne sur les investissements étrangers dans le foncier agricole. Le fonds a ensuite acquis des terres auprès d’un homme d’affaires brésilien qui a fait usage de violence et de fraude pour se saisir de vastes superficies de terres agricoles utilisées par des petits agriculteurs et des populations indigènes dans les États du Maranhão et du Piauí. Cette vidéo réalisée par Grain vise à faire pression sur les fonds de pension pour les obliger à révéler publiquement le nom et l’emplacement des terres agricoles qu’ils ont acquises de par le monde et à mettre fin à la spéculation sur les terres agricoles.

mosantoSi certains pays du continent ont depuis longtemps cédé aux sirènes de l’agrobusiness, d’autres font machine arrière, comme le Burkina Faso, déçu par la piètre qualité du coton transgénique. Par Estelle Pattée(http://www.liberation.fr/auteur/16519-estellepattee)
14 octobre 2016

Ousmane Tiendrébéogo est producteur de coton au Burkina Faso. Cette semaine, il a délaissé son exploitation pour témoigner, aux côtés de victimes du monde entier au Tribunal international Monsanto. Un rendez-vous qu’il attend depuis plus d’un an. «Nous allons dire la vérité à tout le monde, raconter comment nous avons vécu l’impact des OGM sur la vie des paysans et tous les désagréments que nous avons constatés», espère le paysan. Ces «désagréments», Tiendrébéogo, en tant que fondateur du Syndicat national des travailleurs de l’agropastoral (Syntap) - organisation créée en 1998 pour lutter contre les accaparements de terres et de semences et contre les OGM - peut en témoigner. Introduit en 2008 sous le régime de Blaise Compaoré, le coton transgénique est en effet loin d’avoir tenu ses promesses. Depuis 2015, les agriculteurs dénoncent des rendements décevants et une fibre plus courte qu’avec le coton conventionnel. Résultat : le coton burkinabé, jadis réputé pour sa qualité, se vend moins bien sur le marché international et a même perdu son label. «C’est un pan important de notre économie qui s’écroule», déplore Tiendrébéogo.

valantinOù le breton et chef d'entreprise bretonne Dervenn, Patrice Valantin, partage sa vision non ethnocentrée, non technocentrée de la relation de l'homme au vivant et de l"homme avec l'homme avec un principe de base: la coopération est le fondement de la stabilité de l'éco système. Etudions le pour mieux comprendre la trajectoire à suivre.

 

privilègesLe “privilege walk” nous propose de nous arrêter sur toutes ces “petites” choses que nous pensons acquises et qui sont en réalité des privilèges sociaux, bien souvent l’apanage des Blancs. Une liste de 35 privilèges sociaux est énumérée à dix participants, qui avancent ou reculent sur une ligne en fonction de leur rapport au privilège cité. S’amorce ainsi une course au plus avantagé… qui en ressort pantois. Visualiser les inégalités pour repenser les évidences et se rappeler que notre confort a été la lutte de nos prédécesseurs et reste un combat pour beaucoup d’entre nous.

Source NGo septembre 2016

Voir la vidéo :

berthelotJacques Berthelot est un économiste français très engagé à gauche, ancien maître de conférences à l'École nationale supérieure agronomique de Toulouse et chercheur. Il fut l'un des signataires de l'appel pour des agricultures durables et solidaires en Europe et dans le monde. Il s'intéresse aux problématiques de l'agriculture et des subventions agricoles1, il est un des administrateurs de l'association SOLAGRO2, qui promeut la maîtrise de l'énergie, les énergies renouvelables, l'agro-environnement et l'agro-foresterie. C'est un collaborateur régulier du journal Le Monde diplomatique. Il intervient dans cette vidéo sur les APE et TAFTA "Après plus de 10 ans d’une sourde bataille, l’Union européenne a enfin vaincu la résistance des pays africains qui refusaient de conclure avec elle les traité de libre-échange prévus depuis 2000 par l’accord de Cotonou. Les Ape prévoient la suppression des droits de douanes sur ¾ des produits de l’Union entrant en Afrique de l’Ouest (source principale du revenu des Etats). L’UE contiuera à importer la totaloté des produits d’Afrique de l’Ouest en franchise de droits. C’est le baiser de la mort de l’Europe à l’Afrique, notammenet les pays les moins avancés (PMA), un marché de dupes et un néo colonialisme efficace. Aucune mesure ne compensera les pertes de recettes douanières consécutives à l’ouverture des marchés africains notamment, celles perçues sur les 11 milliards d’euros d’importantation que les PMA peuvent taxer sans APE. Pour les autres traités de libre echange ce sont les barrières non tarifaires mises en place par les Etats qui sont visées par l’ordolibéralisme et le libéralisme anglo saxon"

 

 

 

Lire LES APE des accords perdants perdants par Jacques Berthelot

1er juin 2016. Il est aisé de penser que davantage de choses divisent les êtres plutôt que les réunissent. Mais en fait, nous avons beaucoup plus de points communes avec les autres nationalités que ce qu'on pense. Nous sommes tous citoyens du monde et immigré; et plus les générations passent et plus c'est vrai. La preuve en image.

 

collectif 29Le collectif 29 pour la souveraneté alimentaire milite depuis de nombreux année contre les accords bilatéraux que cherche à instituer l'Union Européenne avec les pays Africains. D'alerte auprès de l'opinion publique à l'interpellation des députés, il font aussi le lien ici avec les conséquences sur l'agriculture familiale intensive qui fait désormais les preuves de ses limites.

Lire l'article du Ouest FRance du 15 juin 2016

thumb LM307 mai2016Depuis 1997, l’ONG Voiles sans frontières intervient au Sénégal, dans une région enclavée par les eaux: le delta du Sine Saloum. À 120 kilomètres au sud de Dakar, sur le littoral sénégalais, une
région sauvage s’étire sur 180000 hectares jusqu’au nord de la Gambie. C’est le delta du Sine Saloum: un archipel formé par les entrelacs de deux fleuves, le Sine et le Saloum, formant des canaux que les Sénégalais appellent les « bolons ». Un seul moyen permet de poser un pied dans la région: le bateau. Lire la suite